En parallèle du processus de fusion, les syndicats des Bassins de l'Ille et de l'Illet et de la Flume ont travaillé à l'élaboration d'un nouveau contrat territorial sur la période 2020 - 2025 avec l'appui des partenaires techniques et financiers et en concertation étroite avec les acteurs du territoire, en particulier les EPCI et les maîtres d'ouvrage agricoles.

Lors de la construction de ce nouveau programme, les EPCI, collectivités membres du nouveau syndicat, ont ré-affirmé leur volonté de s'engager pour la restauration des milieux aquatiques et la reconquête de la qualité de l'eau en nous allouant des moyens conséquents pour répondre aux enjeux de l'eau sur notre territoire. Ces moyens nous ont permis d'établir un programme d'action ambitieux afin de tendre vers l'atteintes du Bon Etat Ecologique de nos cours d'eau.

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Les lignes directrices du contrat territorial 2020 - 2022

Le nouveau Contrat territorial du Syndicat est basé sur un bilan approfondi et détaillé de l’état des cours d’eau et de la qualité de l’eau du territoire réalisé sur le 1er semestre 2019. Ce bilan met en évidence, un état global de nos rivières qui reste éloigné du Bon Etat Ecologique attendu. Cet état est notamment la conséquence des nombreuses pressions qui s’exercent sur ces milieux (rejets, modification physique des cours d’eau ...).

Les principales problématiques identifiées sur notre territoire sont :

  • L’état hydromorphologique des cours d’eau, paramètre pour lequel les masses d’eau sont les plus dégradées (cours d’eau déplacés, recalibrés, rectifiés, drainage de zones humides, imperméabilisation des sols...),
  • La dégradation de la qualité de l’eau, notamment pour le paramètre « phosphore » (risques de transfert liés au ruissellement très élevé sur les bassins versants de la Flume et du Quincampoix), le paramètre « produits phytosanitaires » (les cumuls de concentrations des produits phytosanitaires sont très élevés, largement supérieurs à 0.5 µg/L, en particulier sur les masses d’eau de la Flume, de la Mare, du Quincampoix et de l’Ille à Saint Grégoire) et le paramètre « orthophosphate » sur la Flume (fortes concentrations dont sont responsables les stations d’épuration surtout en période de faible débit (juin/octobre). NB : Cependant une forte baisse des concentrations est observée depuis 2018, témoignant probablement d’une amélioration de la qualité des rejets.

Suite à cet état des lieux et au contexte général du territoire les enjeux suivants ont été identifiés

  • Atteindre le bon état écologique des masses d'eau du territoire
  • Concilier l'attractivité du territoire 'dévloppement économiquen urbain) et les enjeux de l'eau
  • Accompagner les exploitations agricoles vers des systèmes plus économes en intrants, notamment en réponse à une demande sociétale et au regard  de l'enjeu qualité de l'eau
  • Sensibiliser aux enjeux de l'eau
  • S'adapter aux changements climatiques

Dans ce contexte de masses d’eau dégradées, considérant le coût important des travaux et des actions à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs fixés une priorisation et un ciblage des prochains travaux et actions ont été nécessaires pour une meilleure efficacité des moyens déployés.  

La priorisation des masses d’eau s’est basée sur l’état, les caractéristiques des cours d’eau ainsi que la faisabilité de mise en œuvre des actions envisagées.

Trois masses d’eau ont ainsi été identifiées comme prioritaires (= priorité 1) sur lesquelles des actions multithématiques sont prévues : restauration de la morphologie des cours d’eau, amélioration de la qualité de l’eau, limitation du ruissellement : les masses d’eau de la Flume, de l’Andouillé et de l’Illet.

Les travaux et les actions se feront prioritairement sur ces masses d’eau. Toutefois, une part du budget (20 %) sera allouée à des travaux dits « d’opportunité » ou ambitieux sur les masses d’eau non prioritaires (= priorité 3).

Enfin, sur les masses d’eau en priorité 2, les travaux et actions seront ciblés sur une thématique particulière (en lien avec la principale problématique de la masse d’eau ou des actions déjà en cours)

PRIORISATION DES MASSES DO

Actions agricoles de ce nouveau contrat :

Celles-ci ont pour objectif d’accompagner les agriculteurs dans des changements pratiques durables, au travers d’actions aussi bien individuelles que collectives, afin d’améliorer la qualité de l’eau qui passe principalement par la réduction du recours aux produits phytosanitaires et la limitation du risque d’érosion des sols et du transfert par ruissellement.

Pour la période 2020-2025, pour le volet agricole, les grands axes de travaux retenus sont :

  • AXE 1 : Accompagner les agriculteurs dans la maîtrise des leviers pour réduire l’utilisation des produits phytosanitaires et les transferts : diagnostics individuels, désherbage mécanique, formation…

  • AXE 2 : Accompagner les exploitations vers des systèmes autonomes et économes en intrants et développer des actions en faveur de l’agriculture biologique : diagnostic individuels, formation, soutien au développement de la bio et des filières locales

  • AXE 3 : Mobiliser les outils transversaux permettant de créer les conditions favorables au changement : appui à l’échange parcellaire…

  • AXE 4 : Communiquer et sensibiliser

Ce travail se fera en lien étroit avec les maitrises d’ouvrages associées (MOA) avec qui nous poursuivons le travail engagé depuis 2015 (AGROBIO 35, ADAGE 35, Ter Qualitechs, CETA 35, Le Gouessant, Eilyps, Eureden-Capinov, CER France Broceliande) auxquelles sont venus s’ajouter, le CIVAM 35 (accompagnement à l’installation) et les EPCIs (animation sur l’échange parcellaire)

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